En solidarité avec les enfants du monde entier

Il n’existe pas de monde sans les enfants. Leur innocence, leur joie de vivre et leur vivacité éclairent le monde qui les entoure. Pour un monde meilleur, il faut des enfants éduqués, qui grandissent dans de bonnes conditions et qui jouissent de leurs droits.

La protection de l’enfant est une nécessité pour toute société qui a un projet d’avenir. Leur éducation est l’outil le plus certain pour leur épanouissement et leur contribution à la société. Nelson Mandela disait que « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ».

Si la protection et l’éducation de tous les enfants sont des pré-requis de notre société, il est aussi important d’accorder une attention particulière à ceux d’entre eux qui vivent dans des conditions difficiles. C’est là que le soutien structuré intervient. Aujourd’hui, on ne se contente plus de s’apitoyer sur le sort des enfants à travers le monde, on contribue à la vulgarisation et à l’exercice de leurs droits, puis on participe, chacun à son niveau, à ce qu’ils soient protégés et aient tous un futur.

Cette page vous offre un aperçu des droits des enfants et des mécanismes d’aide auxquels nous pouvons tous adhérer pour un monde meilleur. Car, protéger les enfants est un impératif collectif.

Droits des enfants: Structures, vulgarisations et mise en place des moyens d’actions

Quand on parle de droits des enfants, il ne s’agit pas seulement d'aligner des textes juridiques en provenance des conventions nationales et internationales. Tout le monde doit savoir qu’il s’agit avant tout du socle sur lequel repose le développement de chaque être humain. Tout adulte a d’abord été enfant. De ce fait, les adultes responsables de demain sont des enfants protégés et éduqués d’aujourd’hui.

Les droits des enfants sont de nos jours régis par des structures claires. Cependant, chaque individu et organisation doit travailler à ce qu’ils soient suffisamment respectés et vulgarisés. Les autorités doivent aussi mettre en place des moyens d’actions pour assurer l’efficacité de la protection des enfants et du respect de leurs droits.

Le droit de l’enfant est essentiel à son développement

Un enfant qui grandit a autant besoin de ressources matérielles que psychologiques. Il ne s’agit pas seulement de manger, mais aussi d'être éduqué, épanoui et d’évoluer dans un environnement sain et sécurisé. Ainsi, il pourra libérer sa créativité, apprendre convenablement et développer sa curiosité. Un enfant épanoui est aussi en mesure d’innover et de contribuer au développement de la société.

Pour la société, investir dans les droits de l'enfant est le placement le plus rentable qui soit. Un enfant dont les droits sont respectés devient un adulte équilibré, un citoyen engagé et un acteur économique productif. À l'inverse, négliger ces droits crée des cycles de pauvreté et de violence qui se transmettent de génération en génération.

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui définit les droits de l’Enfant

Il est essentiel de rappeler que nous ne partons de rien. Le monde s'est doté, le 20 novembre 1989, d'un outil révolutionnaire qu’est la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). Ce texte, le plus ratifié de l'histoire, repose sur quatre piliers fondamentaux qui devraient être gravés dans chaque mairie, chaque école et chaque centre de santé. Il s’agit de :

  • La non-discrimination, qui stipule qu’aucun enfant ne doit être laissé pour compte, peu importe son origine ou sa religion.
  • L’intérêt supérieur de l’enfant : Chaque décision politique ou sociale doit peser l'impact sur les plus jeunes.
  • Le droit à la survie et au développement qui garantit l'accès aux soins, à l'eau potable et à une nutrition adéquate.
  • Le droit de participation qui assure que l’enfant n'est pas qu'un objet de protection; il est aussi un sujet de droit qui peut exprimer son opinion.

Ces piliers ont pour ambition de garantir que les enfants bénéficient de droits égaux partout dans le monde tout en étant considérés comme des êtres à part entière, qui méritent le respect de leur intégrité. Cela dit, le message est-il passé correctement ?

Le défi de la vulgarisation des droits de l’enfant

Le souci avec les textes, fussent-ils honorables, est que leur vulgarisation détermine leur impact. Plus un message passe, plus il a la chance d’être compris et respecté. Un droit que l'on ignore est un droit qui n'existe pas. Trop souvent, les conventions restent enfermées dans des bureaux des institutions, laissant un champ vide qui attend d’être vulgarisé.

Les États et les organisations internationales ont la responsabilité impérieuse de traduire ces concepts complexes dans toutes les langues, et surtout, dans des formats accessibles aux premiers concernés. Cela passe par :

  • L'intégration scolaire : il s’agit d'enseigner les droits dès le plus jeune âge pour que les enfants sachent identifier une injustice.
  • La formation des adultes : Les policiers, les magistrats, les médecins et les travailleurs sociaux doivent être les premiers gardiens de ces droits.
  • L'usage du numérique : On peut utiliser les réseaux sociaux pour diffuser des messages de prévention et des recours possibles en cas de maltraitance.

L'urgence des moyens d'action pour défendre les droits de l’enfant

Droits de l'enfant

Qu’il s’agisse d’enfant ou d’adulte, la bonne volonté ne suffit pas. Sans les moyens d'action financiers et structurels, les droits de l'enfant ne sont que de la littérature. Il est nécessaire que les États allouent des budgets spécifiques et protégés pour la protection de l'enfance.

Mettre en place des moyens d'actions, c'est créer des tribunaux spécialisés, des lignes d'urgence accessibles 24h/24 ainsi que des systèmes de santé universels. C'est aussi soutenir les ONG locales qui connaissent le terrain mieux que quiconque. La solidarité n'est réelle que lorsqu'elle est budgétisée. Il ne s'agit plus de faire ce que l'on peut, mais de faire ce qui est nécessaire pour que les structures existantes agissent réellement en faveur des enfants. Il faut aussi veiller à ce que ces structures soient renouvelées, encouragées et auditées comme cela se doit.

Les enfants ont besoin que toutes les parties prenantes s’engagent

On dit souvent en Afrique qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Ce village aujourd’hui prend en compte le monde entier. Tout le monde doit se mobiliser en faveur des enfants si l’on veut construire un avenir meilleur. La protection de l’enfance ne peut pas être un acte isolé dont se soucient seulement quelques personnes. Les individus, la famille, les professionnels de l’éducation, les États, institutions et différents corps de métier doivent se mobiliser pour jouer leur partition et travailler en synergie. Chaque maillon de la chaîne porte une responsabilité spécifique.

Les structures familiales

La famille est le premier rempart, la cellule souche de l'épanouissement. C'est ici que se forge la première image de soi et que se tissent les liens d'attachement indispensables au développement cérébral et émotionnel. L'engagement des familles ne se limite pas à l'amour. Elles doivent aussi faire preuve de responsabilité éducative et de protection. Un enfant heureux et épanoui en famille a de bonnes chances de grandir convenablement.

Néanmoins, il est aussi utile de garder à l’esprit que les familles doivent être soutenues dans leur rôle. Une famille extrêmement pauvre ou en proie à la détresse psychologique aura du mal à jouer son rôle. Soutenir ensemble les enfants, c’est aussi aider leurs parents et familles, le cercle intime qui définit en grande partie ce qu’ils seront dans la société de demain. Par ailleurs, il est important de briser les violences éducatives et tout autre danger pouvant émaner de ce cercle.

Les éducateurs

Après les parents, les enseignants et les éducateurs sont les adultes les plus présents dans la vie d'un enfant. En dehors des enseignements pédagogiques, l'école est le lieu où les enfants socialisent et passent le clair de leur temps. Les éducateurs doivent surveiller les enfants de près, en agissant comme des sentinelles. Il est important qu’ils soient chaque jour conscients de leurs rôles de protection et de guide. Un enfant mal nourri ou maltraité dans sa famille peut être détecté par les éducateurs afin que les mesures idoines soient prises.

Les organisations nationales et internationales

Les ONG constituent les organisations essentielles de la solidarité en faveur des enfants. Parmi les plus connues, il y a UNICEF et Save the Children. Mais il y a aussi de nombreuses associations locales. Elles interviennent là où la politique s'arrête ou échoue. Leur rôle associe l'action de terrain au plaidoyer.

Sur le terrain, ces organisations apportent des réponses immédiates telles que la nourriture, des soins de santé, des zones de jeu sécurisées en zone de guerre et autres. Mais elles regroupent aussi des données importantes pouvant aider les politiques à mettre en œuvre des programmes pertinents. Elles documentent les abus, dénoncent les failles et poussent sans cesse pour que les droits des enfants ne soient pas oubliés lors des crises économiques ou climatiques.

Il est crucial que ces organisations fassent preuve d’éthique et de sérieux afin que leur travail impacte positivement les enfants. Les organisations ne doivent jamais servir de passerelle aux abus contre les enfants. Elles ne doivent pas non plus être à court de moyens dans l'exercice de leur travail.

Les États

L’État est le garant suprême. Il possède le pouvoir législatif, la force publique et la manne budgétaire. L'engagement d'un État ne se mesure pas à ses discours, mais à la part de son PIB consacrée à la protection de l'enfance et à la qualité de ses infrastructures publiques.

Un État engagé est un État qui rend l'école gratuite et obligatoire, qui garantit des soins de santé universels et qui légifère fermement contre toutes les formes d'exploitation. C'est aussi un État qui accepte de se remettre en question et de collaborer avec la société civile pour adapter ses politiques aux nouvelles menaces, comme le cyber-harcèlement ou les impacts du changement climatique sur les populations les plus jeunes. Le politique doit être le bouclier qui transforme les principes moraux en réalités administratives.

Les structures internationales

Au-delà des frontières, il existe un consensus mondial qui sert de boussole aux différentes parties engagées. Les conventions internationales constituent des engagements communs pris par l’humanité toute entière. À leur tête, il y a la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). C’est grâce à de telles structures qu’il est possible de suivre les avancées de chaque pays. Le Comité des droits de l'enfant de l'ONU, par exemple, examine régulièrement les rapports des pays membres. Cet engagement international est vital pour traiter des problématiques qui dépassent les nations. Il s’agit notamment des trafics d'enfants, des enfants soldats ou les migrations forcées. C’est grâce aux conventions qu’on peut faire des pressions diplomatiques qui forcent les pays à améliorer leurs standards de protection pour ne pas être mis au ban de la communauté internationale.

Les services juridiques

Enfin, il n'y a pas de solidarité sans justice. Les services juridiques, qu’ils soient juges, avocats spécialisés, ou procureurs, sont ceux qui transforment les textes en droits effectifs. L'engagement juridique consiste à adapter la justice à l'enfant, et non l'inverse.

Une justice engagée pour les enfants est une justice qui ne traumatise pas une seconde fois la victime lors d'un témoignage. C'est une justice qui punit sévèrement les agresseurs pour mettre fin à l'impunité. C'est aussi une aide juridictionnelle qui permet à n'importe quel mineur, même sans ressources, d'être représenté par un avocat compétent.

La nécessité d’un engagement structuré pour un impact durable

C’est bien d’aider les enfants en faisant une contribution à des associations, mais pour que tout cela ait un impact, il faut que ça soit structuré. Que vous consacriez de l’argent ou des ressources humaines au profit des enfants, il faut savoir exactement où vont ces ressources afin que l’on puisse mesurer leur impact chez l’enfant.

Aussi, pour qu’un impact soit durable, les interventions doivent être interconnectées. Un engagement structuré signifie que l'organisation qui fournit des repas collabore étroitement avec celle qui gère l'éducation et celle qui assure le suivi psychologique. Dans les situations difficiles comme les zones de guerre ou les camps de réfugiés, cette coordination assure la survie des enfants.

Les engagements structurés à titre individuel

Engagement structure

Quand on parle d’engagement structuré, cela concerne d’abord le soutien à titre individuel. Vous pouvez, déjà à votre niveau, faire en sorte que votre aide soit affectée à une action mesurable pouvant créer immédiatement de l’impact. De plus, vous pouvez étaler votre aide sur une durée plus longue afin que l'impact soit durable. Plutôt qu'un don unique par exemple, vous pouvez vous engager dans un parrainage permettant un suivi sur plusieurs années. Cela offre à l'enfant une stabilité financière et émotionnelle, lui permettant de se projeter dans l'avenir.

Une autre option est de faire le mécénat de compétences. Si vous êtes un professionnel par exemple, vous pouvez offrir un certain nombre d’heures à une association d’aide à l’enfance. C’est un soutien structuré que peuvent offrir les médecins, juristes, informaticiens et autres. Cette régularité permet aux structures de compter sur une expertise stable pour monter des projets complexes.

Les soutiens structurés des organisations

En tant qu’organisation, il serait plus utile d’apporter une aide stable et longue durée plutôt qu’une aide ponctuelle de gestion de crise. Les entreprises peuvent collaborer avec des ONG pour créer par exemple des partenariats avec le secteur privé et faciliter l’insertion professionnelle des jeunes sortant du système de protection sociale.

D’autres organismes peuvent aussi faire des plaidoyers budgétaires ou mettre en place des systèmes de suivi des actions des ONG, ou encore, contribuer à ce que des données fiables soient collectées. Dans tous les cas de figure, offrir des soutiens structurés et durables donne de la stabilité à la prise en charge des enfants.

En somme, la structuration est ce qui transforme la solidarité en un système de sécurité. C'est l'assurance que l'enfant ne sera pas seulement sauvé aujourd'hui, mais qu'il aura les outils pour construire son avenir.

Ces nouveaux défis technologiques et climatiques qui pèsent sur les enfants

Nous ne pouvons plus protéger les enfants avec les outils d'hier alors que le monde d’aujourd’hui leur impose des menaces d'un genre nouveau. Aujourd'hui, la solidarité doit s'étendre à deux territoires mouvants que sont la biosphère et la biosphère numérique.

L’importance de veiller au climat

Défis technologiques et climatiques

Le dérèglement climatique n'est plus une prédiction, c'est une réalité qui frappe d'abord les plus petits. Les enfants sont physiologiquement plus vulnérables à la pollution de l'air, aux vagues de chaleur et aux maladies hydriques. Au-delà du physique, l'éco-anxiété mine la santé mentale d'une génération qui craint pour son avenir avant même d'avoir fini de grandir. La solidarité ici implique de se battre pour une justice climatique qui ne sacrifie pas leur futur sur l'autel du profit immédiat.

La technologie, entre cyber-harcèlement, désinformation et défis de protection

Le monde numérique est devenu un terrain de jeu majeur des enfants, mais aussi de danger. Si l'intelligence artificielle et l'accès global à l'information sont des chances inouïes pour l'éducation, ils ouvrent la porte à des risques inédits tels que le cyber-harcèlement, la désinformation et les prédateurs sexuels.

Protéger un enfant aujourd’hui, c'est lui garantir un environnement numérique éthique et sécurisé, tout en lui laissant un monde respirable.

Protéger l’enfance pour un monde meilleur

« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » disait Victor Hugo. Pour façonner le monde de demain, il faudra que tout le monde se préoccupe du sort des enfants aujourd’hui. Des enfants épanouis, bien éduqués, conscients de leurs droits et devoirs, deviennent des adultes impactants dans la société. Cela suppose des cadres familiaux épanouissants, des structures de protection et d’éducation bien élaborées ainsi que des politiques qui s’investissent à cet effet. Dans tout ceci, l’éthique et l’humanité doivent rester au cœur des processus.